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Derrière la colère, il y a souvent une blessure : et si on apprenait à dire ce qu’on ressent vraiment ?

Dernière mise à jour : 26 avr. 2025


Tu t’énerves, tu cries, tu claques la porte. Sur le coup, tu te sens soulagé(e). Comme si le feu à l’intérieur avait trouvé une sortie. Mais quelques heures plus tard ? Il reste quoi ? Du vide, du remords, de l’incompréhension. Parce que oui, crier, ça libère… un instant. Mais ça ne construit rien.





On croit que la colère, c’est ce qu’on ressent. Mais souvent, ce n’est que la surface. En dessous, il y a de la peine. Une blessure qui demande à être entendue. Peut-être que t’as eu mal. Que tu t’es senti(e) oublié(e), rejeté(e), pas respecté(e). Que tu voulais qu’on t’aime, qu’on te voie, qu’on te considère.


Et pourtant… tant que tu restes dans l’agressivité, l’autre ne peut pas t’entendre. Il se protège, lui aussi. Il met ses armures. Et là, vous êtes deux à vouloir être compris sans réussir à vous rejoindre.


Moi, je me souviens d’un jour où j’ai explosé. J’en pouvais plus. J’ai crié, balancé des mots que je pensais pas, ou peut-être que si, mais mal dits, mal lancés. Et lui, en face, s’est braqué. Classique. Deux murs qui s’affrontent, ça fait du bruit, mais ça construit rien.


Et puis un soir, au calme, j’ai juste dit : "Tu sais, j’ai été blessée. J’ai eu l’impression de pas compter. Et ça m’a fait mal." Silence. Puis ses épaules qui tombent. Ses yeux qui changent. C’était pas une faiblesse, c’était de la vérité. Et à ce moment-là, j’ai vu que lui aussi, il avait mal. Que lui aussi, il avait besoin d’être compris.


On croit qu’il faut hausser le ton pour être entendu. Mais c’est souvent quand on dit les choses avec cœur, sans accuser, sans crier, qu’on ouvre une vraie porte.


Alors la prochaine fois que la colère monte, pose-toi juste cette question : Qu’est-ce que j’essaie de dire, vraiment ? Qu’est-ce que je ressens, sous cette colère ?


Et si t’oses dire "j’ai été blessé(e)", là, peut-être, commence enfin le vrai dialogue.




3 commentaires


Invité
25 avr. 2025

Tellement puissant cet article ! J'ai souvent cru que la colère était une fin en soi, mais en fait, c'est juste un cri de l'âme qui cache souvent des blessures plus profondes. Comme tu dis, c'est quand on ose vraiment se montrer vulnérable et partager ce qu'on ressent qu'on commence à ouvrir la porte à un vrai échange. Merci pour ce rappel précieux que derrière chaque éclat de colère, il y a une occasion de se comprendre vraiment!

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Invité
25 avr. 2025

Cet article est d’une grande sagesse. La colère est souvent une émotion mal comprise, et au lieu de l'expression brute, c’est la vulnérabilité qui peut ouvrir la voie à un véritable dialogue. J’ai eu cette expérience où, après une explosion de colère, j’ai réalisé qu’en vérité, j'avais juste besoin d’être entendue et de partager une blessure cachée. C’est dans ces moments de vérité, sans accusation, qu’on parvient à se comprendre. Une belle invitation à transformer nos réactions en opportunités de connexion authentique.

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Invité
25 avr. 2025

Tellement vrai ..

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